Domaine de Trévallon rouge 2003

Trévallon est caractérisé par des élevages longs. Plus de 2 ans pour les rouges. Les soutirages sont limités au strict minimum, la lie qui se trouve au fond des fûts continue de nourrir le vin pendant toute la durée de l'élevage .
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Le vin :
Vendanges les plus précoces depuis l'existence de Trevallon,la plus chaude, la plus petite depuis 1983

Le millésime :
Les puissants tannins de cette année solaire ont mis plus du temps à se fondre

Situation :
Nord des Alpilles

Terroir :
Sol calcaire et argileux, très caillouteux : Hauterivien et Barrémien, ère secondaire, crétacé inférieur, moins de 130 millions d'années

A la vigne :
Début des vendanges : 1er septembre
Fin des vendanges : 10septembre

Vinification :
Vinification sans égrappage, sans levurage et sans souffre.
Élevage 24 mois en foudres et barriques. Collage au blanc d'oeuf frais, pas de filtration pour la mise en bouteille.

Cépages :
Syrah : 50%
Cabernet sauvignon : 50%

Notes de Dégustation

Dégusté en septembre 11. L’étiquette avec ses formes féminines et sensuelles nous prévient-elle d’une rencontre passionnée à venir à l’image de cette vendange 2003, la plus chaude du domaine? Son assemblage va-t-il lui offrir une schizophrénie déroutante ou un merveilleux métissage ? Immédiatement, je m’oriente plutôt vers la seconde option avec un nez à la fois fin et puissant et, comme s’il cherchait ses racines, Trévallon 2003 va m’emmener pour un tour de France. Je pars tout d’abord à Fougerolles pour ses griottines puis retour au bercail, en Provence, dans la garrigue en plein été. La bouche est fraîche et me conduit à Cambrai et ses bêtises mentholées. Bien qu’il appelle ces bonbons, le vin n’est plus un enfant et des notes de sous-bois me transportent en automne à la chasse aux cèpes de Bordeaux. J’inspire un peu de l’air de ces bois où je me trouve et la rétro-olfaction me ramène plus près de chez moi, au Café de la Paix, où je déguste un chocolat au lait pour me réchauffer après m’être baladé un jour d’hiver dans le 2e arrondissement de Paris… Je rouvre les yeux, mon verre n’est déjà plus qu’un beau souvenir de voyage.

Les parfums évoquent les riches heures de l'été 2003, avec fruits mûrs, réglisse, cacao, garrigue, steak grillée... Le vin nous offre une matière idéale par son toucher de bouche, sa finesse, sa rondeur, sa puissance et sa vivacité. Les saveurs sont gourmandes et les tanins construits comme le vaisseau spatial dans "Alien". Sigourney n’est pas loin à moins que se soit Ridley Scott ! Ce 2003 est à coup sûr "Une grande année" !!! (dégusté en mars 2007)

Noble prestance pour cette robe carmin, sombre, brillante. La syrah en offrande (cassis, fumée, lard) évoluant progressivement vers la marmelade de mûres, la cerise confite, le chocolat, avec une richesse et une maturité toute rhodanienne, mais toujours cette signature camphrée qui préserve la sensation de fraîcheur. La maturité s'exprime avec gourmandise, sans aucune vulgarité ni morsure solaire, dans l'équilibre, juste perturbée par l'empreinte tannique. Du muscle, mais de la tenue, jusqu'à la finale, très ré glissée.

Le vin est un peu frais et a besoin de s'épanouir. Son nez est profond, de grande sensibilité. Le vin est précis, fin, raffiné, et on serait bien en peine de reconnaître une région. Car sa finesse est celle des grands vins de toutes régions. Rien n'est excessif, et le velouté qui apparaît progressivement est très soyeux. Élégance, raffinement, toucher de bouche délicat sont ses caractéristiques. Le ris de veau est d'une très belle qualité et le vin en profite.

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